Halloween : une opportunité pour apprendre à nos enfants à gérer leur consommation de sucreries ? Entre éducation alimentaire et moments de plaisir, tour d’horizon des meilleurs conseils pour aider nos petits monstres à savourer leurs bonbons, sans excès.
Chaque année, au lendemain d’Halloween, un phénomène étrange se produit dans de nombreuses maisons. Les tables de cuisine disparaissent sous une montagne de sachets colorés remplis de bonbons et de chocolats. Face à cette avalanche sucrée, les parents sont souvent désemparés. Faut-il laisser les enfants se faire plaisir ? Doit-on discrètement se débarrasser de la moitié du butin ? Ou est-il préférable d’appeler la fameuse “sorcière d’Halloween” pour échanger les friandises contre un jouet ?
Diana Rice, diététicienne pédiatrique, nous livre sa vision des choses, bien différente des options précédemment citées. Selon elle, il ne faut pas diaboliser ces friandises mais plutôt en faire un apprentissage. Son approche est inspirée du “modèle de confiance” élaboré par la diététicienne Ellyn Satter.
Laissez-les faire !
Diana Rice invite les parents à adopter une attitude détendue face aux bonbons d’Halloween. “Le soir d’Halloween devrait être un grand lâcher-prise et même le lendemain, pourquoi pas,” explique-t-elle à TODAY.com. Elle suggère que le fait de donner aux enfants l’opportunité de manger des friandises sans restriction occasionnellement peut aider à briser le mythe du bonbon “interdit”. Si les enfants savent qu’ils auront à nouveau l’occasion d’en manger, ils ne ressentiront pas ce besoin compulsif de tout dévorer d’un coup.
Trois bonbons par jour… et de la régularité
Une fois l’excitation retombée, Diana Rice recommande un retour à une routine plus saine. “Quand l’enthousiasme est passé, je conseille trois bonbons par jour. Peut-être avec le déjeuner, peut-être après le dîner. Peu importe, tant que c’est cohérent et attendu,” explique-t-elle. L’idée derrière cette approche est que les parents tiennent un cap stable. “On sait très bien que les enfants veulent du chocolat,” ajoute-t-elle. “Quand les adultes font l’effort sincère d’en proposer régulièrement, cela renforce la confiance.”
Apprendre à ne plus diaboliser les sucreries
Avec le temps, cette méthode aide les enfants à voir les bonbons comme un aliment ordinaire et non comme un trésor à cacher ou à engloutir en cachette. Diana Rice voit dans Halloween une occasion parfaite d’enseigner une relation apaisée avec le sucre. “Comment les enfants pourraient-ils apprendre à avoir une relation saine avec les bonbons, s’ils n’ont jamais la chance d’en avoir ?”, interroge-t-elle.
Cet Halloween, plutôt que de diaboliser les sucreries, pourquoi ne pas en profiter pour enseigner à nos enfants comment les savourer avec modération ? Après tout, l’équilibre alimentaire est une question d’éducation. Et si la magie d’Halloween se cachait aussi dans cette précieuse leçon ?


