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> Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, « invite la nouvelle Assemblée nationale qui sortira des urnes au mois de juin prochain à se saisir en urgence de ce dossier afin de garantir les droits des salariés et, plus particulièrement, ceux des femmes ».
> L'association féministe « Parole de femmes » estime que la loi « comportait de nombreuses imprécisions quant à la qualification du délit ». « Nous travaillons à une nouvelle proposition de loi » qui sera soumise à la nouvelle majorité. « Notre crainte est le vide juridique dans lequel vont se retrouver les victimes dont les dossiers sont en cours, ainsi que les nouvelles victimes. » « En attendant la nouvelle loi, notre idée, proposée par notre avocat, est de pouvoir porter plainte pour violence avec préméditation. »
> Un collectif d'associations et d'organisations féministes (Marche mondiale des femmes, Femmes solidaires, AVFT, Collectif féministe contre le viol...) juge « révoltant » le « message d'impunité ainsi adressé aux harceleurs ». « Jusqu'au vote, le cas échéant, d'une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice. »
> CFDT : « Cette décision crée un vide juridique préoccupant pour les victimes. Il est indispensable d'engager au plus vite un processus d'élaboration d'une norme pour combler ce vide. » « Les conséquences de cette situation doivent être tirées pour l'élaboration des nouvelles dispositions : la nouvelle définition du délit doit être suffisamment précise pour permettre une parfaite répression de celui-ci et déclencher une véritable prévention ainsi qu'une réelle prise en charge des victimes. » « Le législateur se doit d'intervenir dans les meilleurs délais sur un sujet où il y a trop souvent une tendance culturelle à minimiser la gravité des faits et leur impact sur les victimes. »
> Sud santé-sociaux exige « d'urgence une nouvelle loi ». « Jusqu'au vote d'une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice. Le message d'impunité ainsi adressé aux harceleurs est révoltant. ». « Il aurait pu en être autrement et le Conseil d'État aurait pu différer l'abrogation de la loi le temps d'en réécrire une nouvelle. » le syndicat « appelle à la mobilisation de toutes et de tous, jusqu'à ce qu'une nouvelle loi soit promulguée et les torts réparés. »
> Gérard Ducray (homme politique français condamné en 2010 pour harcèlement sexuel) : « Je suis très heureux » de cette décision, a-t-il dit, se réjouissant d'un encadrement à venir plus net de la loi, alors qu'avec l'actuelle, « on laissait aux juges la liberté de l'interpréter ».