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Pourquoi effectuer ce transfert ?
« Le service d'orthogénie fait partie du Groupement de coopération sanitaire (GCS) Flandre maritime, qui consiste en un regroupement, entre l'hôpital et la polyclinique de Grande-Synthe (PGS), des services de périnatalité sur le site de la PGS. Dans ses locaux rosendaëliens de la rue du Pont-Neuf, il était éloigné de tout ce pôle mère-enfant. Le rapprochement, qui est rendu possible financièrement grâce au plan de retour à l'équilibre du GCS, répond, sur le fond, à un évident souci de cohérence. Il faut savoir aussi qu'avec les IVG, il peut y avoir des complications - des saignements. Jusqu'à présent, il fallait véhiculer les femmes jusqu'aux urgences de la PGS. À partir du 1er avril, elles seront sur place. Tout sera plus aisé. »
Le centre de planification, qui partage les locaux rue du Pont-Neuf, va-t-il aussi déménager ?
« Non. Il reste rue du Pont-Neuf. La réglementation conseille d'ailleurs que les deux entités soient séparées. Dans la salle d'attente, on se retrouvait avec des jeunes femmes venues pour de la prévention et, à leurs côtés, d'autres sur le point de mettre fin à une grossesse. L'orthogénie est une activité plus sensible, qui mérite pleinement de disposer de ses propres locaux. »
Combien de personnes travailleront dans le futur centre ?
« Nous serons quatre médecins, une sage-femme, une secrétaire dédiée et nous pourrons nous appuyer sur les infirmièreset les aides soignantes déjà présentes au sein de la périnatalité du GCS. Nous disposerons aussi d'un plateau technique avec la radiographie et le labo. L'accueil sera optimal pour les femmes. »
Quelle est la situation actuelle en matière d'IVG dans le Dunkerquois ?
« En 2011, nous avons enregistré 780 IVG (sur 3 600 naissances), c'est un chiffre stable. La moyenne d'âge de ces femmes se situe entre 20 et 30 ans. Parmi ces 780 actes, 7 % concernent des mineures et 10 % des patientes ayant subi trois IVG ou plus. »
Ces chiffres sont-ils alarmants ?
« Je pense aux mineures : je dirais que l'accès à l'information, grâce au travail du centre de planification, est aujourd'hui aisé, mais que dans les faits, la situation évolue peu. Ces IVG, neuf fois sur dix, toutes femmes confondues, sont la conséquence d'un arrêt ou d'une absence de contraception. Ce n'est pas simple, pour les femmes de 30-40 ans, il y a la peur de grossir avec la pilule, la crainte de saignements avec un stérilet... »
Menez-vous des actions extérieures ?
« Nous allons diffuser un courrier dans les collèges, lycées, à la PMI, auprès des médecins généralistes et gynécologues du littoral, pour les informer de ce changement d'adresse et pour communiquer un numéro de téléphone direct pour le service (1). Autre message, très important. Je tiens à rassurer les futures mamans quant à la situation de la polyclinique - en proie à des difficultés financières, provisoirement résorbées. Le GCS est une entité à part entière et je peux leur dire qu'elles pourront sans problème accoucher. »
(1) Centre d'orthogénie, Tél : 03 28 58 60 88.
Les autres centres IVG : Calais, Saint-Omer, Lille, Roubaix, Douai, Armentières et Arras.