Portraits

Contre le cancer et la mucoviscidose, les coups de pédale de Christine Grisval

Publié le 13/05/2012 à 05h03

Dix ans. Dix ans qu'elle a perdu son fils. Nicolas a été emporté par la mucoviscidose, à l'âge de 22 ans. Pour célébrer sa mémoire, Christine Grisval, 57 ans, va parcourir trois mille kilomètres au guidon de son vélo couleur bleu nuit. Point de départ pour cette Bonduoise d'adoption : Marcq-en-Baroeul. Elle se lancera le 5 juillet, pour traverser vingt-cinq départements français. À chaque kilomètre parcouru, un euro sera reversé à la Ligue contre le cancer ou à l'association Vaincre la mucoviscidose. Aux bonnes âmes de choisir.

Contre le cancer et la mucoviscidose, les coups de pédale de Christine Grisval
Dix ans. Dix ans qu'elle a perdu son fils. Nicolas a été emporté par la mucoviscidose, à l'âge de 22 ans. Pour célébrer sa mémoire, Christine Grisval, 57 ans, va parcourir trois mille kilomètres au guidon de son vélo couleur bleu nuit. Point de départ pour cette Bonduoise d'adoption : Marcq-en-Baroeul. Elle se lancera le 5 juillet, pour traverser vingt-cinq départements français. À chaque kilomètre parcouru, un euro sera reversé à la Ligue contre le cancer ou à l'association Vaincre la mucoviscidose. Aux bonnes âmes de choisir.

Qu'est-ce qui vous pousse à parcourir ces kilomètres ?

« On peut dire que j'ai décidé de passer un cap. Lorsque mon fils Nicolas est né, en 1980, nous avions su très vite qu'il était atteint de la mucoviscidose. Jusqu'à sa disparition en 2002, mon mari et moi nous nous sommes battus pour récolter des dons afin de financer la recherche médicale. Quand Nicolas nous a quittés, j'étais incapable d'entendre le mot "mucoviscidose". Cela fait dix ans cette année. Je veux célébrer la mémoire de mon fils. Je veux le faire pour lui, car c'est quelque chose qu'il aurait adoré réaliser. Ça aurait été son grand rêve. »

Pourquoi avoir choisi deux associations ?

« Je me suis toujours investie pour la mucoviscidose. Mais j'ai décidé de ne pas m'arrêter à cette unique cause. J'ai un autre enfant qui a eu une leucémie et qui en est guéri. Mon compagnon est atteint d'un cancer. Je me suis dit que j'allais élargir mon champ d'action. Je me suis donc décidée à récolter des fonds pour la Ligue contre le cancer, en plus de l'association Vaincre la mucoviscidose (VLM). »

Comment peut-on effectuer des dons ?

« Cela peut se faire par le biais d'Internet. Les donateurs peuvent donc choisir entre la Ligue et la VLM. On peut aussi envoyer des chèques.

Donner "un euro pour un kilomètre", c'est juste pour le symbole, c'était pour dire de mettre quelque chose (sourire). Mais les gens donnent bien sûr ce qu'il veulent. J'ai déjà récolté plusieurs centaines d'euros, c'est très encourageant. Ça me donne envie de partir encore plus vite. »

Pourquoi avoir choisi le vélo ?

« J'ai toujours été très sportive. Avant, je faisais du golf. Je le pratiquais avec mon mari. Il a eu un grave accident de voiture quelques mois avant le décès de mon fils. Suite à ce drame, il est devenu tétraplégique. Je n'ai jamais pu retoucher à un club de golf. Alors, je me suis mise à faire des promenades pédestres, puis, petit à petit, j'ai fait des randonnées à vélo. Maintenant, je ne pourrais plus m'en passer. Je pratique le vélo plusieurs fois par semaine et je parcours entre huit mille et dix mille kilomètres par an, via un club, dont je suis la secrétaire adjointe, le Randonneur-club marcquois. »

Le cyclotourisme, une seconde nature ?

« Oui. J'ai beaucoup cumulé les difficultés. Le vélo m'a permis de dépasser ces épreuves et de les voir autrement. Il y a ce sentiment de liberté que l'on éprouve sur un deux-roues. Je ne m'arrête jamais. Il ne faut jamais baisser les bras. Les seules choses qui peuvent m'arrêter sont la neige, la tempête et le verglas. »

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNE MARÉCHAL

La Voix pour les Femmes