Le long week-end du 1er mai n'a pas arrangé les affaires des parcs de loisirs. « Les gens qui font le pont sont partis. En plus, c'est vrai que le temps ne favorise pas ce genre d'activité. Mais bon, tous ceux qui ont réservé sont venus »,se console Émilie Van-Nieuwenhuyse. Heureusement, les parcours branchés attirent les centres de loisirs communaux, en quête éperdue d'activités à proposer à leurs jeunes pensionnaires, y compris lorsque la pluie s'invite à la fête.
Le répondeur téléphonique de Chlorofil se déclenche automatiquement : une mère de famille souhaite réserver un parcours pour ses trois enfants durant l'après-midi. « On préfère fonctionner avec un système de réservations. Ça nous permet d'anticiper au niveau du personnel présent, notamment pour la sécurité des participants », précise la responsable du site.
Journée privatisée pour 450 personnes
Depuis leur ouverture en 2005, les parcours ont accueilli des groupes organisant des enterrements de vie de garçon ou de jeune fille, des centres aérés, des séminaires d'entreprise et des particuliers : « En ce moment, j'organise une journée privatisée pour le comité d'entreprise d'une grande société : 450 personnes vont venir faire un parcours d'accrobranche. Nous organisons aussi un barbecue pour l'occasion. En fait, nous étudions toutes les demandes des clients. Nous voyons si c'est réalisable et nous faisons attention aux prestataires avec qui nous travaillons. »
Émilie Van-Nieuwenhuyse gère l'accueil, les réservations et le fonctionnement du site, lorsque Laurent Outreman, le fondateur de Chlorofil, s'absente. Ce fût le cas ces dernières semaines, alors qu'un deuxième site vient d'ouvrir, au sein de la citadelle d'Arras. En période de pointe, une dizaine d'employés tourne au sein du site phalempinois. « Le briefing est important. Il faut passer du temps sur l'initiation. C'est essentiel pour pouvoir se faire plaisir », estime Émilie, qui participe elle aussi ponctuellement aux démonstrations destinées à expliquer les règles de sécurité.
Avec deux cents baudriers adultes et soixante enfants, Chlorofil peut accueillir plusieurs centaines de visiteurs par jour. Pas de quoi, pourtant, perturber les arbres qui cachent la forêt de Phalempin.