Portraits

Elles chaussent leurs baskets pour offrir du matériel scolaire au Sénégal

Publié le 11/04/2012 à 05h02

La semaine prochaine, elles quittent Wattignies pour Foundiougne, au Sénégal. Sylvie André et Anne-Sophie Pinabiaux font partie des 70 participantes de la Sénégazelle, une course sportive et solidaire 100 % féminine qui se déroule du 21 au 29 avril. Mais en attendant de jouer les gazelles, les deux copines ont un programme chargé. Course à pied quasi quotidienne pour ne pas se retrouver à traîner la patte sur les routes sénégalaises, collecte et rassemblement des fournitures scolaires et... travaux manuels avec les enfants de l'école Apollinaire de Wattignies qui ont fabriqué 110 trousses pour leurs petits homologues Sénégalais.

Elles chaussent leurs baskets pour offrir du matériel scolaire au Sénégal
La semaine prochaine, elles quittent Wattignies pour Foundiougne, au Sénégal. Sylvie André et Anne-Sophie Pinabiaux font partie des 70 participantes de la Sénégazelle, une course sportive et solidaire 100 % féminine qui se déroule du 21 au 29 avril. Mais en attendant de jouer les gazelles, les deux copines ont un programme chargé. Course à pied quasi quotidienne pour ne pas se retrouver à traîner la patte sur les routes sénégalaises, collecte et rassemblement des fournitures scolaires et... travaux manuels avec les enfants de l'école Apollinaire de Wattignies qui ont fabriqué 110 trousses pour leurs petits homologues Sénégalais.

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Vendredi après-midi au centre social du Blanc Riez, des dizaines de petites mains s'activent autour de jolies trousses cousues par quelques mamans du centre social. Deux heures plus tard, le bilan est excellent : les CM1 d'Emmanuelle Auduberteau, directrice et enseignante de l'école Apollinaire, ont fabriqué 70 trousses auxquelles il faut ajouter la soixantaine réalisée la semaine précédente par les CM2.

Anne-Sophie Pinabiaux, à l'origine de cet atelier improvisé, est ravie. Son problème maintenant est de savoir comment elle et sa collègue Sylvie André vont faire entrer dans leurs quatre valises de 23 kg toutes les fournitures scolaires récoltées. « C'est une goutte d'eau mais c'est énorme. On sait qu'on va arracher un sourire à un enfant là-bas », imaginent déjà les deux sportives, impatientes d'arriver dans les cours de récré sénégalaises pour offrir en main propre aux enfants tout ce matériel.

Dans dix jours, les jeunes femmes participent à la Sénégazelle. Une épreuve sportive réservée aux femmes mais surtout une aventure solidaire puisque les deux amies vont courir chaque jour une dizaine de kilomètres pour amener dans les écoles des kilos de crayons, cahiers, ciseaux, tubes de colle et les fameuses trousses. « Allier une passion et l'humanitaire et associer en plus les enfants avec lesquels je travaille toute l'année, c'est génial », se réjouit Anne-Sophie, éducatrice physique et sportive dans les écoles de Wattignies. L'idée cependant vient de Sylvie, puéricultrice à l'hôpital cardiologique : « La cerise sur le gâteau, c'est que ce sont finalement des enfants de Wattignies qui donnent à d'autres enfants.

Nous ne sommes que des intermédiaires », explique-t-elle.

Des intermédiaires cependant très impliquées et qui ont déjà participé à la course au Népal en 2010. Une démarche personnelle qu'elles financent elles-mêmes mais qu'elles ont eue à coeur chaque fois de faire partager aux écoliers. « Voir les plus petits qui nous apportent un crayon un peu mâchouillé comme contribution, c'est super mignon », témoigne Anne-Sophie Pinabiaux qui devrait venir faire un petit topo sur son périple à l'école Guillaume-Apollinaire.

Dans sa valise, l'éducatrice sportive compte même ajouter des kits de beach-volley. « La priorité, ce sont les fournitures mais le sport a aussi un caractère pédagogique et je trouve sympa de leur proposer ça. Au Népal, on avait offert des ballons de baudruche aux enfants. Ils n'en avaient jamais eu et ils étaient fous de joie », se souvient-elle.

À dix jours du grand départ, même si « l'aspect compétition n'est pas le plus important », Anne-Sophie et Sylvie s'entraînent pour être au top de leur forme. Car après avoir couru dans le sable sous la chaleur sénégalaise, elles feront face chaque après-midi à une ruée de petits élèves et devront être capables de suivre le rythme des festivités qui leur seront réservées. Une perspective qui les enchante : « Au Népal il y avait la barrière de la langue et les enfants sont très réservés alors qu'au Sénégal on espère vraiment avoir de vrais échanges. » •

Suivez les aventures de nos coureuses sur le site de la course senegazelles.com et sur leur blog chtisenegazelles.unblog.fr

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