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Pique et presse donne une seconde vie aux voiles des bateaux

Publié le 30/04/2012 à 05h01

C'est une belle idée qu'ont eue les membres de Plaisance Côte d'Opale et Pique et Presse, une association d'insertion de Marquise. Les uns collectent des voiles usagées dans les ports de Boulogne, Calais, Étaples et Dunkerque, les autres les transforment en sacs, coussins, tabliers... Rien ne se perd, surtout pas l'imagination !

Pique et presse donne une seconde vie aux voiles des bateaux
C'est une belle idée qu'ont eue les membres de Plaisance Côte d'Opale et Pique et Presse, une association d'insertion de Marquise. Les uns collectent des voiles usagées dans les ports de Boulogne, Calais, Étaples et Dunkerque, les autres les transforment en sacs, coussins, tabliers... Rien ne se perd, surtout pas l'imagination !

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Au départ, le monde de la plaisance et celui de l'insertion avaient assez peu de chances de se croiser... C'est pourtant ce qui est en train de se passer à Marquise, où le réseau Plaisance Côte d'Opale, dirigé par Sylvie Logié, a échoué un beau jour avec une idée révolutionnaire : recycler des voiles de bateaux. Jusqu'à présent, les plaisanciers se débarrassaient de leur voile sans se soucier réellement de ce qu'elles pouvaient devenir. En s'inspirant d'une expérience réussie en Bretagne par l'association Ecomer, Sylvie Logié s'est rapprochée de l'association Pique et Presse, de Marquise.

Réputée pour ses activités de retouche, de repassage, mais aussi de transformation de meubles, l'association a trouvé l'idée séduisante. Il lui fallait malgré tout s'adapter à cette nouvelle activité, en investissant dans une machine à coudre adaptée à ces tissus peu habituels. « Nous avons répondu, via la structure Pays boulonnais, à un appel à projets FLIP (fonds local d'initiative pays) » explique Françoise Dandre, coordinatrice chez Pique et presse.

L'association a ainsi obtenu une subvention permettant de couvrir 80 % de l'achat de la machine à coudre, qui coûtait 2600 E. Pour le reste, les couturières se sont adaptées. A la taille des voiles, d'abord. « Elles font plusieurs mètres de longueur, on ne peut pas les étaler ici, alors la mairie nous prête un local quand nous les réceptionnons. Nous les découpons en morceaux, mettons de côté les chiffres et les lettres des immatriculations. Ces détails sont ensuite recousus ». Et c'est dans l'atelier de Pique et Presse que les voiles usagées récupérées dans les ports de Dunkerque, Calais, Boulogne et Étaples suite aux appels lancés par Plaisance Côte d'Opale, connaissent une seconde vie.

Elles deviennent, au gré de l'imagination des couturières, des énormes poufs en voile épaisse, des petits coussins en voile de spi, ou des sacs de sport, de plage, de courses. Pique et presse propose aussi des tabliers adaptés aux enfants des écoles, idéals pour les séances de peinture. Ils ne craignent ni les taches, ni les coups de ciseaux intempestif. Et pour cause, ils ont traversé bien d'autres tempêtes ! •

PAR PATRICIA NOËL

La Voix pour les Femmes