Culture

Pour Al.Hy, de retour dans sa ville, l'accueil que l'on réserve à une vedette

Publié le 20/05/2012 à 05h03

« Waouh ! » Ophélie Moisan n'en revenait pas, de tout ce monde venu pour elle, jeudi soir à l'Espace culturel associé. Consacrée phénomène par « The Voice », Al.Hy devra s'y faire : elle est devenue un objet de curiosité jusque dans sa propre ville, qui l'a vu naître à la chanson.

Pour Al.Hy, de retour dans sa ville, l'accueil que l'on réserve à une vedette
« Waouh ! » Ophélie Moisan n'en revenait pas, de tout ce monde venu pour elle, jeudi soir à l'Espace culturel associé. Consacrée phénomène par « The Voice », Al.Hy devra s'y faire : elle est devenue un objet de curiosité jusque dans sa propre ville, qui l'a vu naître à la chanson.

Ce n'était certes pas un concert, comme le rappela au micro Alain Bocquet pour tempérer l'enthousiasme des fans, mais l'affaire avait été joliment préparée quand même. Ophélie s'était rendue le midi chez son pianiste préféré, Geoffrey Storm, et, ensemble, ils avaient répété les chansons qu'elle interpréterait le soir. Et avant que ne s'ouvrent les portes de l'Espace associé, contre lesquelles le monde s'était agglutiné depuis un moment déjà, elle avait accompli au bras d'Angélina Garcette les gestes de son entrée en scène.

Au bras du maire

Quelques minutes plus tard, le maire prit la place de l'adjointe et, ainsi « emportée » par le premier magistrat, la jeune vedette, de blanc vêtue, monta sur scène en chantant la Foule, qui lui avait si bien réussi au télé-crochet. Viendront encore la chanson de Kate Bush qu'elle avait également reprise lors des directs, puis deux autres en prenant la place de Geoffrey Storm au piano.

Mais Ophélie était d'abord là pour recevoir les félicitations de la municipalité. Alain Bocquet prit le jeune public à témoin de ce que peuvent produire les services municipaux : « Ça sert, l'école de musique, faut venir ! sourit le maire. Vous aurez une carrière. » Celle d'Ophélie est toute tracée : « Ce n'est qu'un début. C'est un monde de strass et de paillettes mais je sais que si elle est toujours dans le rêve, elle a néanmoins les pieds sur terre. Comme j'ai moi-même ce principe : les pieds dans la glaise et la tête dans les étoiles (sic). »

Alain Bocquet lut également une lettre de la coach de la première heure, Pascaline Thibaut, plagiant Pierre Bachelet (« Pour moi, c'est sûr, elle est d'ailleurs »), tandis que l'autre professeur, celle de l'atelier chant du service jeunesse, Maud Descarpentries, couvait des yeux son ancienne élève.

Après ces bonnes paroles, les cadeaux. Des fleurs, la médaille d'honneur de la ville, un livre sur l'histoire de la chanson française... et une valise, pour la tournée qu'Al. Hy va prochainement faire avec les autres finalistes de « The Voice ». Et après les chansons, la foule d'admirateurs eut droit à son propre cadeau : mieux encore que les bonbons qu'Al.Hy avait promis, une photo dédicacée. Pour les derniers de la file, il y en eut pour plus d'une heure d'attente. Waouh ! •

PAR BERNARD DÉFONTAINE

La Voix pour les Femmes