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Apprentie au Centre européen de formation de la restauration et de l'alimentation (Cefral), la jeune femme habite et travaille à Seclin. « Je suis conseillère en vente », précise-t-elle. Et l'employée de la cave La Vignerie compte bien le rester. « J'ai commencé par un CAP dans la restauration. On aborde vaguement les bases de la sommellerie. Ça m'a donné l'envie d'en apprendre plus. » Quand elle a annoncé a ses parents qu'elle poursuivait par une mention complémentaire sommellerie en alternance, « ils n'ont pas été surpris. Mes grands-parents étaient de grands amateurs de vins ». Pourtant, plus jeune, Émeline Citerne ne trouvait aucun intérêt au vin. Descendre dans la cave à vin était presque une corvée.
Son premier concours
Aujourd'hui âgé de 18 ans, elle pense différemment, au point de passer des concours. « Les Olympiades des métiers sont mon premier concours. Lors des qualifications régionales, je n'étais pas impressionnée, mais j'ai dû gérer mon stress et mon envie de gagner. » Cette volonté de faire mieux que les autres tient peut-être au fait que la sommellerie reste un milieu très masculin. « Les femmes sont de plus en plus nombreuses », nuance la meilleure apprentie sommelière du Nord - Pas-de-Calais. Au quotidien, elle doit aussi composer avec un machiste latent. « Certains clients refusent d'être conseillés par une femme. » Obligée de faire ses preuves dans son métier, Émeline Citerne pourrait bien clouer le bec à ces ronchons... D'autant que la Nordiste ne se présentera pas, à Clermont-Ferrand, les mains dans les poches. Dopée par sa soif inextinguible de connaissance, elle peaufine son savoir grâce aux 1 500 références viniques de « sa » boutique, les 450 autres de spiritueux et ses bouquins de théorie.