Culture

Le festival du P'tit Monde accueille vraiment les tout-tout-petits

Publié le 13/04/2012 à 05h02

Le festival du P'tit Monde, imaginé par le centre André-Malraux d'Hazebrouck, a commencé mardi soir au musée départemental de Cassel et s'achèvera vendredi prochain. Dix jours pour initier les enfants à l'art vivant. Mercredi, nous nous sommes glissés dans une représentation adaptée aux petits, dès 6 mois. Reportage.

Le festival du P'tit Monde accueille vraiment les tout-tout-petits
Le festival du P'tit Monde, imaginé par le centre André-Malraux d'Hazebrouck, a commencé mardi soir au musée départemental de Cassel et s'achèvera vendredi prochain. Dix jours pour initier les enfants à l'art vivant. Mercredi, nous nous sommes glissés dans une représentation adaptée aux petits, dès 6 mois. Reportage.

Cliquez ici pour accéder au contenu

Les bancs qui entourent la scène sont à l'image du public du jour : hauts comme trois pommes. Le décor, lui, est minimaliste. Un cercle pour délimiter l'espace scénique, des panneaux blancs et quelques graines rassemblées en tas. Deux chanteurs lyriques s'avancent et s'emparent de ces petites graines. Pendant vingt-cinq minutes, ils jouent avec la matière et leur voix pour créer une ambiance sonore faite de murmures et d'envolées lyriques.

Le spectacle intitulé Azuki est volontairement court, pour coller aux attentes des très jeunes spectateurs, pour qui il est parfois difficile de rester attentif. « Ce n'était pas vraiment le cas pour la représentation d'aujourd'hui, mais, en général, il y a un grand silence et une grande écoute chez les enfants, commente Aurélie Maisonneuve, chanteuse et créatrice d'Azuki avec son collègue Léonard Mischler. Là, il y avait pas mal de bruits, ce qui est peut-être dû à l'heure de la représentaion, en milieu d'après-midi, et à la configuration de la salle. » Difficile de savoir ce que les très jeunes retiennent de ce genre de spectacle, très abstrait et axé sur le visuel et le son. À la fin de la représentation, Zia, 4 ans, peine à poser les mots sur ce qu'elle vient de voir. Tout juste a-t-elle fait remarquer à sa maman qu'elle avait reconnu le sable utilisé à un moment donné de la représentation. « Je suis une fidèle du festival, précise Élodie, la maman de Zia et de Naé, 18 mois. Je fais de la danse, ce qui m'a permis de développer une sensibilité artistique. Je trouve que les spectacles sont de qualité. » Deux autres mamans partagent son point de vue. « Cela favorise l'éveil artistique des petits », estiment Delphine et Nathalie. Élizabeth, ancienne enseignante, conduit très régulièrement ses petits-enfants à des concerts, au cinéma ou à des pièces de théâtre « pour les habituer à l'art ». En revanche, elle se demande s'il est vraiment judicieux d'emmener des bébés. « Avant 1 ou 2 ans, je suis assez sceptique », réagit-elle.

Pour Grégory Vandaële, directeur du centre cultruel André-Malraux, ces spectacles réservés aux très jeunes peuvent « susciter l'éveil. Ils provoquent des émotions et il n'y a pas d'âge pour ça ».

Les débuts de cette neuvième édition du P'tit Monde sont prometteurs selon lui. « Les séances scolaires sont quasiment pleines à chaque fois et les représentations ouvertes au public sont également bien remplies », se réjouit-il. Il reste plus d'une semaine au festival pour faire voyager artistiquement les p'tits. •

Deux spectacles sont au programme ce soir : « Le Monde point à la ligne » (à partir de 4 ans), au pôle culture et loisirs de Blaringhem à 19 h ; « Fragile » (à partir de 8 ans), au centre Robert-Hossein de Merville à 20 h 30. Tarifs : 6 E, 4 E et abonnement trois spectacles à 9 E (Tél : 03 28 44 28 58).

La Voix pour les Femmes