Cuisine

À Fourmies, Laurent Mosin : « Pâques, c'est aussi la fête du chocolat ! »

Publié le 04/04/2010 à 05h02

Laurent Mosin et son épouse Véronique ont ouvert une boulangerie-pâtisserie-chocolaterie, il y a dix ans, dans le centre-ville de Fourmies. Et pour cet artisan, la tradition du chocolat de Pâques reste bien ancrée... même au XXIe siècle. Pour cette année 2010, ce sont encore des centaines de kilos qui garnissent les rayonnages du commerce.

À Fourmies, Laurent Mosin : « Pâques, c'est aussi la fête du chocolat ! »
Laurent Mosin et son épouse Véronique ont ouvert une boulangerie-pâtisserie-chocolaterie, il y a dix ans, dans le centre-ville de Fourmies. Et pour cet artisan, la tradition du chocolat de Pâques reste bien ancrée... même au XXIe siècle. Pour cette année 2010, ce sont encore des centaines de kilos qui garnissent les rayonnages du commerce.

Un chiffre à lui seul peut résumer l'activité que constituent les fêtes de Pâques pour Laurent Mosin : 200 kg. C'est le poids de chocolat qu'il a « travaillé » cette année pour réaliser des moules de 30 g à 6 kg. Soit près de mille pièces entre oeufs, poules, cloches, lapins... « On s'y prend tout de même quatre semaines à l'avance tant la demande est forte », explique l'artisan. « Lillois », lui et son épouse Véronique sont arrivés en 1999 dans l'Avesnois « pour souffler un peu » après avoir monté une belle affaire avec 11 salariés sur Lomme.

À Fourmies, ils ont donc repris une boulangerie. Au début, ils étaient trois. Dix ans plus tard... ils sont sept dans ce commerce.

24 heures sur 24

« La boulangerie, c'est une vingtaine de pains et dérivés dont les spéciaux, et la pâtisserie, c'est une trentaine de gâteaux différents et de toutes tailles », explique encore M. Mosin. Bref, presque 24 heures sur 24, il y a toujours quelqu'un dans nos locaux de la rue Saint-Louis. Et au final, ça fait du boulot ! » Alors quand surviennent les fêtes pascales, c'est un peu du non-stop.

D'autant que ce titulaire d'un CAP boulanger-pâtissier avec une spécialisation chocolatier ne fait pas les choses à moitié. « Il y a deux priorités qui guident mon activité, dit-il : j'ai la passion de ma profession et je suis à cheval sur la qualité ».

Pour Pâques, ce sont donc des fèves 100 % pur beurre de cacao qui sont utilisées pour prétendre à « la seule vraie appellation "chocolat " ». Après, c'est le métier qui fait le reste. Le chocolat fondu est coulé dans un moule préalablement décoré avec des colorants naturels. Une heure et demie plus tard, après démoulage, les deux parties sont chauffées pour être collées... il n'y a plus qu'à emballer.

« On a des commandes de partout, souligne pour sa part l'épouse de l'artisan. Il y a les habitués, à 80 % des fidèles, mais également des clients dans un rayon de 20 km, de Sains-du-Nord à Hirson, qui viennent chez nous par la publicité du bouche-à-oreille ». Des clients parfois exigeants... « Le chocolat de Pâques, c'est comme la bûche de Noël, renchérit le professionnel. On ne peut plus faire du "standard". Chacun veut une pièce personnalisée qui ne ressemble à aucune autre. Les demandes sont précises. ». Mais qu'importe ! Les époux Mosin sont mobilisés pour ce qui est leur premier week-end "chocolat" de l'année en terme de ventes, loin devant celui de la Saint-Nicolas de décembre : « On entend dire que les traditions se perdent... ce n'est pas le cas du chocolat de Pâques. Quand les prix sont abordables et que la qualité est présente, la clientèle est au rendez-vous ». •

LIONEL MARÉCHAL

La Voix pour les Femmes