Bien-être

Centres de bronzage : les principaux enseignements de notre enquête des deux côtés de la frontière

Publié le 03/05/2012 à 05h01

Au cours de notre enquête, nous avons abordé les différences entre les centres de bronzage de France et de Belgique.

Centres de bronzage : les principaux enseignements de notre enquête des deux côtés de la frontière
Au cours de notre enquête, nous avons abordé les différences entre les centres de bronzage de France et de Belgique.

Premier fait frappant, la différence de prix entre les deux. Si, pour Marc Boutet, président du Syndicat national des professionnels du bronzage en cabine (SNPBC), elle est infime, dans les faits, notre enquête démontre le contraire. Comment expliquer des prix qui vont du simple au double ? Le ministère belge de l'Économie, que nous avons interrogé, s'est dit incompétent pour répondre à cette question. On peut cependant évoquer des pistes de réflexion. Et notamment celle de la déclaration obligatoire de tels établissements en France, inexistante en Belgique, ce qui pourrait engendrer des pratiques non déclarées. Au-delà, il ne faut pas oublier que la TVA belge est moindre qu'en France (6 % contre 19,6 %). Et que chaque commerçant est libre de sa stratégie commerciale : « Nous, on préfère faire du volume que de la marge », témoigne un exploitant de cabines UV à Comines (B).

Autre découverte, l'application des lois dans chaque pays. La législation en France est l'une des plus strictes au monde. En Belgique, un renforcement des règles est intervenu en 2008 dans le cadre d'une harmonisation européenne. On ajoutera simplement un chiffre édifiant : en 2010, sur 365 centres contrôlés en Belgique, seuls 7 % ayant au moins trois bancs, et 24,4 % de ceux disposant de moins de trois bancs, étaient en conformité avec la législation belge (chiffres ministère de l'Économie belge). En France, le SNPBC avance qu'en 2010, seuls 45 solariums sur 6 278 vérifiés se sont avérés en dehors des limites réglementaires en terme de puissance (0,72 %). « Il existe 12 000 points de vente proposant des prestations de bronzage et 10 000 contrôles sont réalisés par la DDGRF. Moins de 0,2 % des contrôles ont mis au jour une non-conformité majeure, par rapport à l'appareil ou à un défaut de conseil », indiquait, dans notre édition de mercredi, Marc Boutet.

Enfin, on peut s'interroger sur la mise en place d'une loi européenne unique. « Cette harmonisation est indispensable, estime le P r Thomas. Mais c'est difficile compte tenu du lobbying des fabricants et des vendeurs de cabines, mais aussi parce que pour l'heure, d'autres problèmes sont à l'ordre du jour. La seule chose efficace, ce serait un radar automatique ! Pourquoi ne pas imaginer un système de carte individualisée qui bloque automatiquement les appareils quand la dose d'UV évaluée est atteinte ? On peut aussi imaginer d'augmenter les prix, de baisser l'intensité des lampes. En tout état de cause, il faut responsabiliser le client. » Et d'ajouter : « La seule solution pour avoir bonne mine sans se mettre en danger, c'est l'autobronzant, et s'exposer progressivement. Ça prépare la peau aux rires des copines déjà bronzées sur la plage ! »

PE. DI.

La Voix pour les Femmes