Suite au signalement de biberons et de tétines stérilisés à l'oxyde d'éthylène dans certains établissements de santé, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a réclamé, en novembre dernier, le lancement d'une enquête.
La stérilisation des biberons et des tétines à l'Oxyde d'éthylène (OE) - gaz considéré comme cancérigène par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) - est toujours autorisée dans les établissements de santé, mais désormais, ils seront utilisés uniquement pour les prématurés et les nouveaux-nés souffrant de graves pathologies. Ce procédé n'est en revanche pas permis pour les nourrissons nés à terme et ne souffrant d'aucune pathologie, selon la Direction générale de la santé (DGS).
Plusieurs rapports, présentés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), démontrent que les biberons stérilisés à l'oxyde d'éthylène, un composé organique classé cancérogène pour l'homme, "n'ont pas à être utilisés" pour les nouveau-nés à terme ne souffrant d'aucune pathologie à la naissance.
Plusieurs conclusions ont été rendues dans ces rapports, publiés par l'Afssaps. L'Agence française indique ainsi que les biberons utilisés pour les nouveau-nés prématurés ou les nourrissons souffrant de pathologies graves doivent être "microbiologiquement propres".
Or, dans le cadre de cette enquête, les différentes agences saisies précisent que "selon les contacts établis avec les différents industriels, il apparaît que les processus autres que la stérilisation à l'oxyde d'éthylène ne peuvent, à ce jour, permettre d'atteindre ces critères microbiologiques".
Suite à ce constat, la Direction générale de la Santé (DGS) appelle les Agences régionales de santé (ARS) à veiller à la mise en ouvre de ces nouvelles recommandations de restriction, dans le cadre de l'utilisation des biberons stérilisés à l'oxyde d'éthylène.