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Depuis janvier, la clinique des Deux-Caps à Calais dispose d'un service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique

mardi 21.02.2012, 05:11 - ARIANE DELEPIERRE

 Le docteur Soraya Hasballoui, entourée de l'équipe médicale de la C2C, a pris ses fonctions en janvier. PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET Le docteur Soraya Hasballoui, entourée de l'équipe médicale de la C2C, a pris ses fonctions en janvier. PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET

LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ

Depuis janvier, la clinique privée des Deux-Caps (C2C) a mis en place un nouveau service : la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.

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À sa tête depuis quelques semaines, le docteur Soraya Hasbellaoui, chirurgien attachée à l'hôpital Saint-Louis à Paris, met ses connaissances et son expérience de vingt-cinq ans au service des patients de la Côte d'Opale. Olivier Verriez, directeur de la structure coquelloise, a mis à la disposition de la spécialiste un plateau technique « digne de ceux qui existent en région parisienne », souligne le docteur Hasbellaoui.

Appareil de liposuccion, matériel pour la rhinoplastie et pour la chirurgie fine, l'investissement financier nécessaire au développement de cette spécialité s'élève à 100 000 E. « Nous sommes persuadés qu'il y a un réel besoin. Aujourd'hui, cette offre de soins manque dans notre région. Les patients qui doivent subir une opération sont obligés pour certains d'aller jusqu'à Paris », note le directeur. « Mon but, ici à Calais, c'est de pratiquer la reconstruction, la chirurgie réparatrice. Cette spécialité chirurgicale a pris un essor considérable au XXe siècle, avec les gueules cassées, ces soldats survivants de la Première Guerre mondiale, grièvement blessés au cours des combats », explique le docteur Hasbellaoui qui déplore le côté « mercantile » dont est parfois victime sa spécialité.

Prothèses PIP

Le scandale de l'affaire des prothèses PIP, qui a éclaté récemment dans les médias, n'arrange rien à la réputation de la discipline. À Coquelles, le professeur Soraya Hasbellaoui, membre du syndicat national de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, opérera trois patientes porteuses de ces implants mammaires dangereux. « Sur cette affaire, je n'ai pas d'avis à donner si ce n'est qu'il faut se mettre à la place de ces femmes qui portent ces prothèses avec un gel n'étant pas conforme à la législation. C'est très difficile psychologiquement pour elles. Ma mission aujourd'hui, c'est de leur retirer ces implants et leur réimplanter de nouvelles prothèses », poursuit le médecin. « Peu de gens le savent mais aujourd'hui, de plus en plus de chirurgies plastiques réparatrices sont remboursées. En ce qui concerne les prothèses PIP, qui sont un problème de santé publique, nous avons souhaité que les patientes n'aient pas à payer les frais d'hospitalisation pour la réimplantation de prothèses mammaires, confie Olivier Verriez. Cela nous paraissait normal, évident. Avec le docteur Hasbellaoui, nous avons aussi cherché un tarif avantageux pour ces nouveaux implants. Ces femmes sont avant tout des victimes. Il ne faut pas l'oublier ». •

Clinique des Deux-Caps, 80 avenue des Longues-Pièces à Coquelles. Tél. 03 21 46 64 00.

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